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#10WeeksToBeGreen

Challenge #2

Pour la deuxième semaine du #10WeeksToBeGreen Challenge, nous lançons le défi à tou.te.s les GiveActioners de nettoyer nos boîtes mail, grâce à l’outil en ligne très facile et rapide à utiliser CleanFox .

Pour chaque semaine de challenge nous nous engageons à soutenir un projet social ou environnemental sur GiveActions, ce qui renforce encore plus l’impact positif que nous avons individuellement. Du coup, cette fois-ci c’est le tour de financer la Société Royale Forestière de Belgique pour qu’ils plantent un arbre supplémentaire tous les cinq challenges réussis.

Cette semaine, nous nous penchons sur le thème de l’impact écologique – tant positif que négatif - que peuvent avoir nos actions quotidiennes dans le monde digital.

Nous ne pouvons nier l’attrait des centaines d’outils numériques que nous utilisons de nos jours, smartphones, ordinateurs portables, objets connectés etc. Ils facilitent les échanges et la collaboration sans que nous devions nous déplacer, ils nous font gagner du temps et nous donnent accès à une quantité inimaginable d’information en quelques clics, ils évitent également le gaspillage de papier. La transformation numérique est omniprésente, mais nous rendons-nous compte de l’impact écologique que cela implique ?

Si tu lis cet article, tu es probablement déjà conscientisé aux enjeux environnementaux actuels et à la question de la pollution. Actuellement nous le sommes tous un minimum. Mais alors qu’il est relativement facile de nous rendre compte des dégâts causés par la pollution plastique, comme illustrée par le continent plastique flottant au milieu de l’océan Pacifique, ou de la pollution de l’air qui est responsable de milliers de morts précoces partout dans le monde, nous avons plus de mal à comprendre le concept de pollution numérique. Elle est moins palpable, à la limite “invisible” mais aussi étonnant que cela puisse paraître, notre consommation digitale n’a rien d’immatériel et alourdit fortement notre empreinte carbone.

Quel est réellement l’impact écologique de notre consommation digitale ?

3ème

plus grand consommateur d’énergie (derrière la Chine et les Etats-Unis) si internet était un pays, consommant 10% de l’énergie mondiale, un chiffre ayant doublé depuis 2013

4%

des émissions de gaz à effet de serre mondiale sont produites par le secteur numérique, ce qui fait qu’il est 1,5 fois plus polluant que l’aérien par exemple

8 à 10 milliards

de mails sont échangés chaque heure (sans tenir compte des spams)

15 000 km

est la distance que parcourt en moyenne une donnée numérique (mail, téléchargement, vidéo, requête web…) avant d’arriver sur nos écrans

95%

des gens ne détruisent pas leurs mails ni leurs anciennes newsletters reçues depuis des années

19 grammes

est l’équivalent CO2 que génère un mail de 1 Mo envoyé et stocké pendant une année. Cela représente plus que le bilan carbone d’un sac en plastique et consomme autant d’électricité qu’une ampoule de 60 Watts allumée pendant 25 minutes

L’économie numérique correspond entre autres à Internet, terminaux, réseaux, cryptomonnaies, centres de stockage de données (data centers), et sa consommation d’énergie se répartit en quatre sources :

  • l’alimentation des différents dispositifs (téléphones, ordinateurs, data centers etc.) qui consomme la plus grande part d’énergie;
  • la fabrication de tous ces outils (ordinateur, box ADSL, routeurs, câbles, serveurs etc.) qui, en plus de l’énergie consommée, exigent des métaux rares qui représentent des ressources non-renouvelables trouvées le plus souvent en Chine ou en Afrique comme en République Démocratique du Congo pour le cobalt où son exploitation est source de conflits armés et de la relocalisation de la population ;
  • les infrastructures réseaux qui représentent des centaines de milliers de kilomètres de câbles rangés sous terre et sous les océans;
  • les data centers eux-mêmes qui permettent de traiter et de stocker les informations et sont construits dans les pays du Nord où il fait froid puisqu’ils doivent être constamment refroidis (mais du coup cela peut accélérer la fonte des glaces comme en Suède).

La pollution numérique engendrée par ce dernier élément n’est pas des moindres. Il faut imaginer les data centers comme d’immenses espaces qui font plusieurs fois la taille d’un terrain de football et pour lesquels il y a des milliers et des milliers de serveurs. Ils ne s’arrêtent jamais de travailler et il faut donc les alimenter et refroidir, ce qui consomme énormément d’énergie. En particulier, il faut se rendre compte de la quantité d’énergie consommée pour stocker les courriels indésirables et anciens mails que nous ne supprimons pas de nos boîtes mails!

Concrètement, quand nous envoyons un mail avec pièce jointe, avant que notre destinataire ne le reçoive sur son ordinateur, il y a un long parcours. Ce mail est d’abord envoyé au centre de données de notre fournisseur d’accès qui le réceptionne, le traite et le stocke, puis le retransmet au réseau. Notre mail transite ensuite par des points éloignés du globe avant d’être réceptionné, traité et stocké à nouveau par le centre de données du fournisseur d’accès de notre correspondant. Notre mail est alors retransmis au réseau et reçu par notre correspondant. Tout ceci en quelques secondes ! C’est impressionnant, mais ce n’est pas anodin. Et étonnamment, ce qui pollue le plus n’est pas de recevoir un mail, mais de le conserver.

Que faire pour réduire le coût environnemental de nos mails ?

Voici quelques gestes simples pour réduire l’impact de nos mails :

  • Réduire le nombre de destinataires en ciblant ceux.lles qui sont vraiment concerné.e.s et en évitant d’envoyer le même message sur des plateformes différentes (e-mail et réseaux sociaux par exemple) ;
  • Envoyer des messages légers en optimisant la taille des pièces jointes (fichiers compressés, images et PDF basse définition etc.) et en trouvant des alternatives si la pièce jointe est toujours très lourde (comme une clé USB, un lien hypertexte ou WeTransfer qui supprime les fichiers après 7 jours) ;
  • Faire « le ménage » en stockant uniquement ce dont nous avons réellement besoin et pour le temps qu’il faut, en nettoyant régulièrement notre boîte mail et en installant un anti-spam sur notre boîte mail ;

Édouard Nattée, PDG de la société française Foxintelligence qui a développé l’outil CleanFox, rappelle l’importance de sensibiliser les gens à la question de la pollution numérique: « Il faut que soit mise en place ou introduite la notion de civilité sur internet. Je vous donne un exemple tout simple : aujourd’hui, quand on va faire une vidéo et qu’on va la mettre sur YouTube, il faut se dire que si, à la fin, elle n’est vue que par trois personnes, et qu’elle tombe dans les oubliettes du web, elle va quand même générer du CO2. Donc, il faut prendre l’habitude que, quand on met quelque chose sur internet, quand on stocke quelque chose, de se poser la question de savoir si, au bout d’un moment, ça ne vaut pas la peine de le détruire.

Et de la même manière, quand on met une vidéo dans sa signature de mail, une vidéo rigolote parce qu’on la trouve rigolote, c’est un mail qui va aussi générer de la consommation. La première chose, c’est donc d’introduire les bonnes manières. Et pour introduire les bonnes manières, il faut de la communication et apprendre aux gens, exactement comme on a appris aux gens de ne plus laisser des boîtes de conserve dans la nature après un pique-nique. Il va falloir apprendre aux gens à bien se comporter sur internet. »

Et de la même manière, quand on met une vidéo dans sa signature de mail, une vidéo rigolote parce qu’on la trouve rigolote, c’est un mail qui va aussi générer de la consommation. La première chose, c’est donc d’introduire les bonnes manières. Et pour introduire les bonnes manières, il faut de la communication et apprendre aux gens, exactement comme on a appris aux gens de ne plus laisser des boîtes de conserve dans la nature après un pique-nique. Il va falloir apprendre aux gens à bien se comporter sur internet. »

Quelles autres initiatives nous aident à réduire notre pollution numérique ?

Nous avons découvert l’application Plana, qui est actuellement en phase de développement par l’ONG française Digital For Planet. Il s’agit d’un assistant vocal intelligent comme Siri, Google assistant ou Alexa, mais bien plus vert ! Par ce biais, l’entreprise cherche à encourager un mode de vie digital plus éco-responsable et une utilisation plus consciente de nos smartphones. C’est dans une optique « non pas de faire moins d'internet mais de le faire mieux », que les utilisateurs seront poussés à adopter de petits réflexes éco-numériques, qui mis ensemble font la différence. Par exemple, Plana proposera de mettre en veille toutes les messageries pendant les heures de sommeil pour que des mails et autres notifications ne soient pas chargés inutilement. Ou encore de n’activer qu’à partir d’une certaine heure les applications qui ne sont utilisées généralement qu’en fin de journée. Et l’utilisateur sera informé et félicité de l’impact positif de ses petits gestes du quotidien ! Cela te rappelle quelque chose ?

Concrètement, le défi c’était bien de nettoyer sa boîte mail grâce à l’outil CleanFox ?

Oui c’est bien ça! Mais avec ce challenge, nous espérons aussi te conscientiser à ces enjeux écologiques et te montrer que nous pouvons faire de petits changements dans nos habitudes digitales pour faire la différence. Le but n’est pas de décourager l’usage de nos smartphones - si précieux de nos jours - mais d’être conscients de leur impact.

Du coup, à nos boîtes mails! Un geste simple et efficace pour réduire la pollution liée à nos mails est de les supprimer régulièrement.

Et surtout, rejoins le mouvement! Ceci n’est que le deuxième défi. Chaque semaine pendant 10 semaines, nous lancerons 1 nouveau défi à réaliser dans notre vie quotidienne.

A bientôt sur GiveActions!

Nos sources

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