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#10WeeksToBeGreen

Challenge #5

Pour la cinquième semaine du #10WeeksToBeGreen Challenge, nous proposons de commencer à utiliser un moteur de recherche alternatif socio- et éco-responsable tel que Ecosia ou Lilo.

Cette semaine, nous revenons sur le thème de l’impact numérique que nous avions déjà mentionné au challenge #2 (que tu peux d’ailleurs relire l'article pour avoir des infos plus techniques sur le fonctionnement des centres de données) et plus particulièrement, nous nous focalisons sur celui de nos recherches sur Internet.

Tu t’imagines comment à une certaine époque tous les travaux scolaires ou universitaires devaient être faits en consultant des livres poussiéreux uniquement accessibles dans quelques bibliothèques? Ou que pour avoir des infos sur ta prochaine destination de voyage puis rechercher un vol, il fallait se rendre en agence et acheter un guide touristique? Ou qu’il fallait attendre bêtement devant la télé que le bulletin météorologique passe pour savoir comment tu allais t’habiller le lendemain? Ou encore quand il fallait deviner quand passerait le prochain bus et quelle était la meilleure correspondance pour arriver chez tes potes?

Inimaginable non? Pourtant ce n’est pas bien loin. Alors qu’aujourd’hui, il suffit de quelques clics sur ton moteur de recherche, ou une commande vocale à ton ami.e Siri ou Alexa, pour avoir accès à toutes ces informations, et bien d’autres!

Mais quel est réellement l’impact de nos recherches sur internet?

63.000

est le nombre de recherches par seconde effectuées sur Google, soit 3.8 millions par minute, 5.6 milliards par jour et 2 mille milliards par an. Contre “seulement” un milliard de recherches journalières en 2009.

3 à 4

est le nombre moyen de recherches effectuées par une personne chaque jour.

95.4 milliards d’euros

est la valeur totale des revenus publicitaires de Google en 2017, soit 25% en plus qu’en 2016

7 g de C02

est l’équivalent carbone produit par une simple recherche Google

L’impact d’une requête web dépend du temps de recherche et du nombre de pages consultées, mais il n’est certainement pas anodin (en plus des dérives liées à l’utilisation excessive de nos données personnelles).

Concrètement, quand nous faisons une simple recherche sur internet, il y a un long parcours avant d’arriver sur la bonne page, même si cela ne dure que quelques fractions de seconde. Nous faisons d’abord appel à un moteur de recherche.

Les moteurs de recherche sont des sites web spéciaux conçus pour aider les personnes à trouver l’information stockée sur d’autres sites. Ils fonctionnent tous de manière plus ou moins semblable et font trois tâches principales:

  • ils cherchent sur Internet, ou sélectionnent des parties de l’Internet à partir de mots significatifs;
  • ils gardent un index des mots qu’ils trouvent, et d’où ils les trouvent;
  • ils permettent aux utilisateurs de rechercher des mots ou des combinaisons de mots qui se trouvent dans cet index.

Le centre de données de ce moteur de recherche nous transmet alors sa page d'accueil. Puis, nous rédigeons notre requête grâce à des mots significatifs, les “mots-clés”. Le moteur de recherche parcourt alors un index non exhaustif des pages disponibles qu’il conservent. Et même si cet index peut contenir des centaines de millions de pages, cela n’arrive pas à englober la quantité inimaginable de pages disponibles partout sur le web. Le résultat de cette recherche amènera à l’affichage des pages les plus pertinentes, ce qui dépend d’un nombre important de facteurs (date de publication, ordre des mots, langue, emplacement géographique etc.). Pour finaliser notre recherche, nous cliquons alors sur la page qui nous intéresse, ce qui fait alors appel au centre de données de l’hébergeur du site sélectionné, pour qu’il affiche la page souhaitée.

(Pour des explications plus en profondeur sur ce sujet bien complexe, tu peux te diriger vers ce ‘site en anglais.)

Mais alors on pourrait facilement se demander d’où viennent les revenus de ces moteurs de recherche, étant donné qu’en tant qu’utilisateurs nous ne payons pas un sou pour nos recherches. C’est bien simple, tu l’as sûrement remarqué, la plupart des moteurs de recherche affichent des publicités à côté (ou même au-dessus) de leurs résultats de recherche. Et à chaque fois qu’un utilisateur clique sur l’une de ces publicités, le moteur de recherche est payé par l’annonceur pour avoir redirigé l’utilisateur vers son site.

Que faire pour réduire le coût environnemental de nos recherches sur internet?

Il faut penser que pour nos recherches sur Internet, nous devons tenter d’aller au plus court! Voici quelques gestes simples pour réduire leur impact:

  • Taper directement l'adresse d'un site, utilisez l’historique de nos consultations, ou encore créer des favoris dans notre navigateur pour toutes les adresses Internet que nous consultons régulièrement;
  • Utiliser des mots-clés précis et cibler notre demande pour limiter la sollicitation des serveurs du moteur de recherche et pour affiner encore plus la recherche, nous pouvons utiliser les paramètres de recherche avancés (exclure un mot, demander une formulation exacte etc.);
  • Limiter le fonctionnement des animations flash sur les pages consultées, qui sont gourmandes en énergie grâce à certains logiciels qui permettent de les bloquer ou de les faire jouer au cas par cas.

De plus, la quantité d’énergie dépensée dépend aussi de l’appareil utilisé puisqu’une recherche d’une minute sur Internet consomme 100 watts sur un ordinateur fixe (soit 1,66 Wh), 20 watts sur un ordinateur portable (soit 0,33 Wh), quelques watts sur une tablette, et encore moins sur un téléphone. Et pour ceux qui penseraient à l’utiliser, une connection par fil (câble Ethernet) au réseau consomme moins qu’une liaison Wi-Fi.

Quelles initiatives nous aident à compenser notre pollution numérique ?

Justement, nous avons sélectionné deux moteurs de recherche qui déversent une grande partie de leurs revenus pour une bonne cause.

Tu as sûrement déjà entendu parlé d’Ecosia, qui reverse 80% de ses revenus publicitaires excédentaires liés aux recherches internet à la plantation d’arbre. Sur leur page d'accueil au chouette design, tu peux voir le compteur de tes actions positives individuelles et le global, qui comptabilise l’ensemble des arbres financés par tou.te.s les utilisateurs. C’est là qu’on se rend compte de l’énorme impact que nous pouvons avoir collectivement! De plus, les centres de données utilisés par Ecosia sont fournis à 100% par des sources d’énergie renouvelable et ils s’engagent à respecter notre vie privée en ne vendant pas nos données personnelles aux annonceurs. Dernier petit commentaire, Ecosia est particulièrement pratique car il ne faut même pas installer la page d'accueil et tu peux aussi l’utiliser sur ton téléphone.

Ensuite, Lilo, peut-être moins connu mais tout aussi positif! Ce moteur de recherche reverse la moitié de ses revenus publicitaires à différents projets environnementaux et sociaux comme par exemple le programme Défi Belgique Afrique, le think tank citoyen Mr Mondialisation, Happy Earth Now qui cherche à sensibiliser et informer sur des questions animales, environnementales et de santé publique, ou bien encore l’association Petits Princes qui apportent une aide aux enfants gravement malades. Sur Lilo, chaque recherche représente une petite goutte d’eau que tu peux après choisir d’allouer à un des projets.

Ou alors, tu peux également rechercher d’autres moteurs de recherche alternatifs à Google, ce site-ci en propose quelques-uns. A toi de voir celui qui te convient le mieux!

Concrètement, le défi c’était bien d’utiliser un un moteur de recherche alternatif socio- et éco-responsable?

Oui c’est bien ça! Le principe du challenge est que tu commences à utiliser un moteur de recherche tel que Ecosia ou Lilo (ou même un autre que tu aurais trouvé!) Et tu verras, c’est une habitude qui se prend très facilement, cela ne change rien à ton utilisation d’Internet tous les jours. Du coup, autant adopter cette pratique!

Et surtout, rejoins le mouvement! Nous n’en sommes qu’à la moitié des défis! Chaque semaine pendant 10 semaines, nous lancerons 1 nouveau défi à réaliser dans notre vie quotidienne.

Comme expliqué précédemment, pour chaque semaine de challenge nous nous engageons à soutenir un projet social ou environnemental sur GiveActions, ce qui renforce encore plus l’impact positif que nous avons individuellement. Cette semaine-ci, pour chaque challenge réussi nous financerons une minute de soutien scolaire grâce à ScholaULB.

A bientôt sur GiveActions!

Nos sources

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